Chose promise, chose due. Voilà de quoi illustrer encore mon propos du dernier billet : après les pompes à eau municipales, les réverbères ne sont pas en reste pour arborer les armoiries de la commune où ils dispensent leur clarté nocturne. Deux exemples méridionaux :

Baudinard sur Verdon réverbère

Malgré sa taille modeste, Baudinard sur Verdon, charmant petit village du Var non loin des Gorges du Verdon, peut être fier de l'affichage qu'il fait de son héraldique municipale et de son passé. Ses réverbères arborent la blason de la cité, sommairement mais correctement reproduit par le fondeur qui a livré le mobilier urbain en question. On y voit un lion sommé d'un soleil, une reproduction du blason municipal :

"de gueules à un lion d'argent, le chef du même à un soleil du premier émail", blason qui regroupe la marque des familles Sabran (le lion) et Blacas (le soleil) (image Wikimédia).

Toujours en Provence, l'orgueuilleuse Aix en Provence ne pouvait déroger à la règle et fait également afficher son blason complexe sur ses réverbères municipaux :

Aix réverbère

La tâche était plus ardue pour ce blason au chef très chargé, mais le fondeur Gillet a réalisé quelque chose qui reprend au mieux la réalité héraldique (image Wikimédia), les semis de fleurs de lys étant probablement irréalisables dans ce lourd métal et à cette échelle :

"D'or aux quatre pals de gueules, le chef tiercé en pal : au premier d'argent à la croix potencée d'or cantonnée de quatre croisettes du même qui est de Jérusalem, au deuxième d'azur semé de fleurs de lys brisé en chef d'un lambel de cinq pendants de gueules qui est de Naples, au troisième d'azur semé de fleurs de lys à la bordure de gueules qui est d'Anjou". Pour être complet, rappelons que les trois écussons qui chargent le chef y ont été placés par Louis III d'Anjou, comte de Provence en 1434, également roi de Naples et de Jérusalem.